GODSMACK: When Legends Rise (2018) Heavy-Metal US

Publié le par TopheR

Spinefarm Records

 

 

 

Quoi de mieux, pour fêter ses 20 ans de carrière que de sortir un nouvel album ? Car si le groupe originaire de la province de Boston s'est formé en 1995, ce n'est qu'en 1998 qu'est sorti le premier disque du groupe, sobrement intitulé 'Godsmack'. Ici en Europe, alors qu'il n'a toujours eu qu'un succès d'estime, le groupe aux USA est une véritable institution, puisqu'il est un des rares à avoir placé en tête du Billboard trois albums de suite ( 'Faceless' en 2003, 'IV' en 2006 et 'The Oracle' en 2010 ) en écoulant rien de moins que 20 millions de galettes... GODSMACK, qui aux USA, rempli à lui seul des stades de plusieurs dizaines de milliers de personnes, n'est connu de par chez nous que pour avoir fait l'ouverture de Metallica à Bercy en 2003... Et j'exagère à peine !

Nous voici donc arrivé au stade du septième album, et autant dire que les premières informations le concernant, avaient de quoi inquiéter ses fans, dont votre serviteur fait partie depuis 20 ans. Durant la pré-promotion de 'When Legends Rise', on a ainsi entendu parler de renaissance le concernant, Sully Erna son leader, disant même à qui voulait l'entendre que le groupe allait s'éloigner du Heavy-Metal qu'il pratiquait jusque-là pour se tourner vers un style plus “Rock commercial”...

Et puis, quelques temps avant la sortie de ce nouvel album, on a eu le droit, dans le cadre promotionnel, à un clip tout en auto-dérision de "BulletProof", que j'ai dû mettre en replay sur Youtube au minimum une vingtaine de fois, pour pré-commander 'When Legends Rise' dans la foulée sur Amazon, histoire de vous faire comprendre à quel point cet unique titre disponible était une tuerie ! Alors certes, GODSMACK prend ici un virage plus mélodique, c'est évident, mais il maîtrise son sujet avec une telle perfection que ça en devient scandaleux. On pense parfois à Volbeat, notamment sur la durée et la construction des morceaux, dont un seul titre, "Someday" dépasse les quatre minutes, et qui apparaît d'ailleurs comme un des rares titres “faible” de ce nouvel effort studio. De "When Legends Rise" qui ouvre les hostilités, jusqu'à l'énorme "Eye Of The Storm" qui clôt l'affaire, on n'a pratiquement que des joyaux à se mettre dans les esgourdes, alors comment résister à un album pareil, dites-moi ? 

On retrouve dans 'When Legends Rise', tout ce qui a fait le succès de GODSMACK depuis toutes ces années. Le groove avec "Unforgettable", la puissance de la base rythmique Merrill/Larkin ( ah, cette frappe de bûcheron, les amis ) couplée à des mélodies accrocheuses et des refrains entêtants que l'on retrouve dans "Every Part Of Me" et autres "Take It To The Edge", jusqu'à l'émotion avec la ballade parfaite, "Under Your Scars", qui débute au piano et violons, avec ce chant tout en subtilité d'un Sully Erna, qui n'a jamais chanté aussi juste de toute sa carrière...

Alors vous l'aurez compris, j'ai eu des frissons comme jamais aux écoutes successives de ce nouvel album de GODSMACK, qui est pour moi un sans-faute et qui pourrait prétendre au titre de l'album de l'année, si un groupe Finlandais, Amorphis, n'avait pas sorti, quasiment au même moment, lui aussi un album de folie, 'Queen Of Time'... Mais qui sait, peut-être un certain Powerwolf sera-t-il capable de les coiffer au poteau avec son nouvel album, 'The Sacrament Of Sin' ?

Publié dans album

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