akroma: 7 (2006) [Black-Metal Symphonique]

par =totof=  -  4 Décembre 2006, 16:29  -  #chroniques D'hier (2006 à 2010)

    Voici donc venir AKROMA, nouvelle sensation du label Thundering Records, qui ne devrait pas vous laisser indifférent si vous appréciez le metal extreme, voire plus précisemment le Black-Metal Symphonique, car c'est bien de cela dont il s'agit ici.
Et bien plus qu'un simple groupe, il s'agit ni plus ni moins d'un all-star brand qui permet à la crème du metal hexagonal de se retrouver sur un meme projet...
On retrouve donc des membres de Scarve, Nightmare, Dying Tears, Outcast, Mortuary ou encore Akin, pour un album étincelant au concept ambitieux, jugez plutot!
7, est un album conceptuel qui tourne autour du thème des 7 péchés capitaux, qui regroupe 7 morceaux (l'orgueil, la luxure, la gourmandise, l'envie, l'avarice, la colère & la paresse), qui durent chacun 7 minutes. Si ça c'est pas du concept, hein?
Et musicalement, me direz-vous?
Eh bien, on peut d'ores et déjà dire qu'on a affaire à un véritable joyau, qui par moment n'est pas sans rappeler certaines figures connues de notre metal, comme Furia ou Misanthrope ( notament pour le chant en français), voire Balrog ou Seth, mais on pourrait tout aussi bien citer des influences plus internationales comme Dimmu Borgir, dont ils n'ont d'ailleurs aucune leçon à recevoir!
Surtout qu'à coté de ces influences extremes, le groupe a su y intégrer des passages progressifs de toute beauté que n'aurait pas renié un Dream Theater, ainsi qu'un ensemble classique (basson, violon, violoncelle, hautbois, flute) qui permet d'obtenir un metal symphonique de grande tenue, bien loin des ces enregistrements synthétiques, dont on a maintenant trop l'habitude d'écouter!
Sans compter quà coté de ça, la voix sublime de Adeline Gurtner, qui dans chacune de ses interventions, permet avec sa voix sublime et souvent caline, de poser des ambiances qui renforcent le coté malsain du thème abordé sur ce 7.
Mais ici, pas question d'un black sympho aseptisé, car ça bourrine sévèrement, malgré des passages atmos et symphoniques de toute beauté. Nul doute que les efforts vocaux de Alain Germonville y sont aussi pour beaucoup, ainsi que les nombreux gratteux qui défilent ici, en laissant leurs empreintes, puisque chaque morceau compte un soliste différent.
AKROMA, nous offre donc avec ce premier volet (en espérant qu'il y en aura bien d'autres...) une véritable leçon, que vous ne devriez pas rechigner à recevoir!