PARADISE LOST: In Requiem (2007) [Metal Gothique]

Publié le par TopheR

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 11eme album en 17 ans... On ne peut accuser le combo anglais d'être fainéant et encore moins de stagner, car bien peu de groupes se sont autant remis en question et fait autant d'expérimentations que PARADISE LOST. Arrivés en 1990 avec 'Lost Paradise', celui-ci s'est bien vite démarqué de la masse avec un Doom/Death classieux, pour s'éloigner quelques années plus tard vers un Metal gothique dont il deviendra le roi avec le mythique 'Draconian Times' en 1995. Et comme nos anglais font ce qu'ils aiment sans se soucier de quoi que ce soit, ils iront même avec le très Dark-Electro 'Host', explorer de nouvelles terres ou les guitares se feront bien discrètes... et les fans avec d'ailleurs !

Fan de la première heure, je ne peux nier avoir été souvent déstabilisé par les changements musicaux brusques imposés par le groupe d'Halifax, mais je l'ai toujours plus ou moins soutenu, et je sentais bien que depuis 'Believe In Nothing' en 2001 celui-ci revenait de plus en plus vers quelque chose de plus rugueux et sombre d'album en album, sans penser un seul instant qu'il pourrait vouloir revenir aussi loin dans le passé... Et pourtant !

 Nous voici donc, quelques 2 ans après un CD éponyme classieux, avec le nouvel album tant attendu, qui devrait décontenancer ses fans les plus récents et faire diablement plaisir aux anciens. Même si ça semblait déjà transparaître précédemment avec le single "The Enemy", ça se confirme maintenant en grand format avec ce nouvel opus, très justement nommé 'In Requiem'. Car dès les premiers riffs de "Never For The Damned", le doute n'est plus permis, et on croît rêver... Cette rythmique lourde et lente semble tout droit surgir du passé, que l'on croyait révolu, celui de 'Gothic' et 'Icon', couplé à ce chant d'un Nick Holmes retrouvé, qui pousse sa voix dans ses derniers retranchements dans tes tons sombres que l'on pensait enterrés à tout jamais.

Il n'empêche que le passé du groupe lui a permis de maîtriser son sujet à la quasi-perfection, notamment au niveau des compositions, et ça se sent à la première écoute, notamment sur "Ash & Debris" "Unreachable" ou encore "Beneath Black Skies", morceaux certes gothiques qui n'aurait pas dépareillé  sur l'album précédent, mais qui profite de ces riffs coulés dans le plomb qui caractérisent ce nouvel opus, ou le vocaliste anglais nous sort le grand jeu, avec des variations impressionnantes, allant d'un chant lourd et puissant à un chant clair classieux et donne ainsi souvent le ton du morceau, comme il le montre sur le très sombre "Praise Lamented Shade". Et que dire de ce "Requiem", sans nul doute le morceau le plus heavy de PARADISE LOST depuis 15 ans avec ce chant presque Death de Holmes couplé dans les refrains par un chant clair de toute beauté et ces arrangements sublimes, ou le summum apparaît avec ce solo venu d'ailleurs de Gregor Mackintosh, qui il faut le signaler a fait un boulot absolumment remarquable sur ce disque.

 

Alors la question qu'on peut poser est bien évidemment de savoir si on a ici un album aussi bon voire meilleur qu'un certain 'Draconian Times' ? Je pense que ça ne sert finalement pas à grand chose de faire une comparaison, car le disque de 1995 est maintenant un classique, un intouchable, et que ce 'In Requiem' bien qu'excellent n'est, à mon avis qu'une étape de plus dans la phase d'évolution que le groupe British semble avoir entrepris depuis 2001... A noter, le travail d'orfèvre de Rhys Fulber à la production, sans qui cet album n'aurait pas eu ce côté classieux qui le rapproche tant de ce que le groupe a fait de mieux par le passé, et rien que pour tout ça, on est en droit d'être des plus confiants pour la suite...

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