END OF GREEN: High Hopes In Low Places (2010) Metal Gothique

Publié le par TopheR

Silverdust Records

 

 

La mode Gothique d'il y a quelques années, n'a pas réussi à tout le monde, et certains sont passés complètement inaperçus dans la masse. Prenons comme exemple le cas qui nous intéresse aujourd'hui avec le groupe Allemand END OF GREEN. Formé en 1992 à Stuttgart, il aura fallu que le groupe mené par Michelle Darkness ( non, il ne s'agit d'une donzelle, mais bien d'un beau brun ténébreux ! ) ronge son frein en attendant son tour, qui finira par arriver en 2008 avec l'album 'The Sick's Senses'. On le sait, le monde de la musique est sans pitié, préférant laisser la place à des groupes malléables aux productions faciles, mais finalement, une fois le buzz passé, il ne reste que les meilleurs, en tout cas les plus passionnés. (il n'y a qu'à regarder la scène Neo-Metal d'aujourd'hui, qui n'est plus qu'un No-Mans Land pathétique...).

Nous voici donc, avec entre les mains, le septième album de END OF GREEN intitulé 'High Hopes In Low Places', qui devrait plaire à ceux qui apprécient ce Rock sombre et ténébreux, ou l'on retrouve des groupes aussi différents que Paradise Lost, Sister Of Mercy, Katatonia ou encore le groupe du regretté Peter Steele, Type O Negative...

Première chose que l'on remarque, une fois le disque inséré dans le lecteur, le groupe a décidé de modérer ses ardeurs par rapport à l'album précédent, 'The Sick's Sense'. Les guitares se montrent moins affûtées, en tout cas c'est un constat moins heavy, et la plupart des titres beaucoup plus mainstream, surement pour permettre au combo d'appâter un auditoire encore plus large. Ce n'est pas une critique négative au sens large, mais c'est simplement ce que j'ai ressenti à la première écoute. Est-ce le sentiment que Michelle Darkness voulait partager avec son public des moments plus subtils, ou simplement une démarche mercantile après des années de galère ? En tout cas, on ne peut nier le talent d'écriture de ce dernier, qui nous propose ici des morceaux de Gothic-Rock courts, bien construits et surtout d'une efficacité redoutable !

Certes, END OF GREEN n'invente pas grand chose, mais sait mener sa barque, pour emmener l'auditeur dans son sillage. Même si celui-ci débute les hostilités avec un "Blackened Eyes" assez commun, qui pourrait résister à un morceau de la trempe de "Goodnight Insomnia", premier single évident ou tous les ingrédients sont réunis pour en faire un classique du groupe. Pourtant, on a aussi droit à des morceaux plus alambiqués et mélancoliques comme ce "Carpathian Gravedancer", qui reste une des meilleurs surprises de ce 'High Hopes In Low Places'. On pourrait citer aussi "Under The Sway", qui apparaît comme un hommage posthume à Peter Steele, notamment à cause du timbre de voix suave et grave que le chanteur emploie et qui le rapproche de celui-ci.

Mais comme je le disais plut haut, END OF GREEN est maintenant un vieux briscard du Metal Gothique, et à l'image de figures beaucoup plus illustres que lui, il sait tirer des ficelles parfois assez grosses, mais ça marche pratiquement toujours grâce à un riff inspiré ou  un refrain bien emmené, comme le prouvent des morceaux comme "Tie Me A Rope...While You're Calling My Name", le nerveux et presque punk-rock "High Hopes In Low Places" ou le lent et mélancolique "An Awful Day"...

Finalement, on ressort de l'écoute de ce septième album avec un avis parfois mitigé, car on a l'impression que le groupe avait le talent pour nous offrir quelque chose de peut-être moins stéréo-typé, plus personnel, mais que celui-ci a choisi une voie plus facile. Malgré tout, 'High Hopes In Low Places' offre son lot de titres forts et entraînants qui, s'ils ne changeront pas la face du Metal Gothique, méritent qu'on s'y attarde car ils forment un disque homogène et plaisant à écouter régulièrement, et c'est bien là l'essentiel non ?

Publié dans album

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