GODSMACK: The Oracle (2010) Heavy-Metal US

Publié le par TopheR

 

Universal Republic Records

 

 

A quoi peut-on se référer  pour décider qu'un groupe, quel que soit son genre, est majeur dans sa discipline ? Le nombre d'albums vendus, la qualité de ses compositions ou son statut sont autant de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte...

Prenons l'exemple qui nous intéresse aujourd'hui avec cette nouvelle rondelle du groupe de Boston, GODSMACK. Alors qu'en Europe, il n'obtient qu'un succès d'estime, le groupe de Sully Erna est Outre-Atlantique un véritable phénomène depuis pratiquement ses débuts, vendant des milliers de disques et ramenant autant de monde dans ces gigantesques salles américaines qu'un Metallica par exemple, alors que par chez nous, on se rappellera surtout que celui-ci avait servi de mise-en-bouche pour la bande à Hetfield & Ulrich en 2003, dans un Bercy surchauffé qui n'en demandait pas tant... Il n'y avait qu'à écouter les commentaires dans la fosse après leur passage remarqué.

Nous voici donc en 2010 pour parler ici du cinquième album de GODSMACK, 'The Oracle'.

Tout d'abord, dans quelle case doit-on ranger ce groupe ? Alors que certains le classe assez rapidement dans un soit-disant "Post-Grunge" voire "Metal Alternatif", j'ai personnellement toujours considéré ce groupe comme un p****n de groupe de Heavy-Metal à l'Américaine comme l'Oncle Sam ne semble plus savoir nous en offrir. Car l'auteur d'albums aussi marquant que 'Faceless' ou encore 'Awake' a depuis longtemps ruiné la concurrence, et à l'écoute de cette nouvelle galette, c'est cette fois évident, Sully Erna a entre les mains un véritable bulldozer que rien, ni personne ne semble pouvoir arrêter !

Pourtant le disque débute par un "Cryin Like A Bitch" certes bien rentre-dedans, mais assez commun quand on connait un tant soit peu le groupe. Celui-ci semble limite en roue libre sur le morceau suivant "Saint & Sinner", même si ça semble s'arranger sur l'orageux "War & Peace", qui porte bien son nom. Bon c'est vrai, je suis sûrement un peu dur sur ce coup-là, car bien des groupes rêveraient de posséder pareils brûlots, mais quand on aime...

Puis, c'est à ce moment-là que  ce cinquième album bouscule les habitudes avec un "Love-Hate-Sex-Pain" surprenant avec ses lignes de basse lourdes et fortement mise en avant qui ne seront pas sans nous rappeler un certain Néo-Metal , mais dites-vous bien que ce n'était qu'une entrée en matière, alors qu'on arrive timidement à la moitié du disque, et que c'est là que les choses commencent sérieusement... C'est donc avec un "What If ?" d'anthologie, qui m'a filé des frissons dès la première écoute, et qui devrait être une véritable bombe en live, tant il est taillé pour la scène, que le groupe entre dans une autre dimension, une évolution certaine et contrôlée comme seuls les groupes qui maîtrisent leur style peuvent se le permettre !

Maintenant le groupe nous emmène dans son sillage avec un "Devil Swing" assez barré, avec ses rythmiques hachées, le chant presque Rap de Sully et un duel guitare/Harmonica qui se confondent parfaitement, avant un "Good Day To Die" rageur qui n'aurait pas démérité sur le 'Black Album' de qui vous savez, tant le timbre de voix de Sully Erna semble proche du grand James, sans oublier ce riff purement Maidenien qui entame le morceau, que vous aurez remarqué vous-même, je n'en doute pas une seconde ! Et comme GODSMACK a décidé d'enfoncer le clou, il nous achève avec le tryptique "Forever Shamed"/ "Shadow Of A Soul"/ "The Oracle" qui lui permet finalement de ruiner la concurrence à tout jamais, notamment avec ce titre éponyme qui clôt l'affaire en nous offrant un instrumental qui restera dans l'histoire, et qui est à mon avis le "Orion" ou le "The Call of Ktulu" de GODSMACK, tout simplement !

Alors en épilogue, que dire de ce cinquième album studio, à part ce que j'ai déjà dit ? Rien, à part que GODSMACK fait maintenant parti de ces groupes qui maîtrisent tellement leur sujet, qu'il peut se permettre des écarts sans qu'on ait grand chose à lui reprocher, et ça c'est carrément la classe, non ?

Oui je le dis haut et fort, Sully Erna et ses acolytes viennent d'accoucher avec 'The Oracle' de leur 'Black Album' à eux, grâce aussi il ne faut pas l'oublier au travail de Dave Fortman, ancien gratteux de Ugly Kid Joe, mais surtout producteur émérite qui a bossé sur des groupes aussi différents que Superjoint Ritual, EyeHateGod ou encore Evanescence...

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