NOVEMBER 7: Season 3 (2011) Modern Metal

Publié le par TopheR

 

Daily Rock Records

 

 

Depuis le début de l'année 2011, je ne peux pas vraiment dire que j'ai été subjugué par un disque en particulier. Un comble quand on écoute plusieurs dizaines de nouveautés tous les mois, mais que voulez-vous la musique c'est comme le sexe, ça ne peut parfois n'être que passager quand on ne ressent pas LE machin qui fait que... Certes, il y a eu de bons trucs quand même ( Nephalokia, Evergrey et le surprenant premier album de Amaranthe ), mais rien de super transcendant non plus, je dois bien vous l'avouer !

Et paf ! Au moment ou on y croit plus une seconde, mais sans désespérer pour autant, ne voilà-t-il pas que je reçois l'album d'un groupe inconnu au bataillon, NOVEMBER 7 qui sort son premier album 'Season 3', et là c'est la claque !

Non pas que le groupe, qui nous vient de Suisse, révolutionne le petit monde du Metal loin de là, mais il nous apporte une fraîcheur des plus vivifiantes et c'est déjà pas si mal... Car nos Helvètes nous offrent ici un disque aux influences qui nous sautent à la gueule à la première écoute, allant de Rammstein pour ce qui concerne les rythmiques et les samples purement electro-Indus jusqu'au Néo-Metal d'antan pour le coté catchy des morceaux en passant par le Metal Gothique pour le chant de la demoiselle de service... Pourtant NOVEMBER 7 n'est pas né d'hier car il existe depuis 2005, et possède dans ses bagages 2 EP et un album live. Et c'est surement ces 6 années d'expérience, du moins c'est l'impression que j'en ai après des écoutes répétées, qui font que le groupe vient d'accoucher d'un disque qui mérite bien mieux qu'une écoute rapide sur Deezer.

Première chose, l'idée lumineuse d'embaucher Stefan Glaumann ( Rammstein, Clawfinger, Within Temptation ) pour le mix final est sûrement la meilleure chose qu'est faite le groupe ou son label. On l'oublie trop souvent, c'est bien avec l'ingé-son adéquat qu'un album fait la différence avec les autres, sinon pourquoi de gros labels s'emmerderaient à payer cher des types comme Peter Tagtgren, Tue Madsen et consorts...  

Deuxième chose, NOVEMBER 7  a peaufiné des compositions aux petits oignons, que ce soit des hits incontournables comme le single "Parasite" ou mon titre préféré de l'album, "In My Mind" ou on ressent dans le chant des relents d'Evanescence, la voix de AnnaMaria Cozza étant assez proche du timbre de celui d'Amy Lee. Mais aussi des titres plus ambiancés et travaillés comme "Angel" ou "Amber Light", sans oublier évidemment les ballades inévitables ( mais pas indispensables pour autant ) comme "Nowhere" & "In Love With Hate"...

Au final, NOVEMBER 7 nous offre ici un premier album certes mainstream, mais qui dispose d'atouts non négligeables en sa faveur, avec en premier lieu une chanteuse talentueuse qui sait varier les plaisirs et des gratteux sachant poser quelques solos bienvenus parmi les riffs en béton qui parsèment 'Season 3', le tout embelli par une production imparable que ne renierait pas les plus grands. L'album idéal pour l'été qui arrive, en quelque sorte !

Publié dans album

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